Mon histoire

La famille

Je suis né le 24 avril 1980 à Wissembourg, fils de Kathy Christ-Bertrand et de Denis Loison.

Issu d’une grande famille de footballeur, mes 2 grand-pères, mes oncles, mon père, tous tapaient dans le ballon rond, je ne me voyais pas venir faire du tennis ou du basket. La petite anecdote… A l’époque, mon grand-père paternel, Raymond Loison, avait cassé la jambe à mon grand-père maternel, Bernard Christ-Bertrand, lors d’un match de foot… Bel héritage!

Mon père a fait quasiment toute sa carrière au FC Soultz-Sous-Forêts, il avait rejoint ses 2 frères, Christian et Jean-Luc, à l’AS Hatten pour y terminer sa carrière…

Mes débuts de footballeur

Débutant AS HATTEN 1987 - 1988
Débutant AS HATTEN 1987 – 1988

Et c’est comme ça que j’ai débuté le foot dans ce petit club du nord de l’Alsace. Ma mère venant regarder tous les matchs de mon père, c’est tout naturellement que je retrouvais mon cousin Nicolas et d’autres copains au bord des terrains de foot.. J’ai ensuite fait mes classes dans le club de mon village natal, en poussin au FC Soultz-Sous-Forêts durant 2 ans. Toujours avec mon cousin!

Appelé à rejoindre le club phare du Nord Alsace, le FR Haguenau, j’ai évolué durant 4 saisons au plus haut niveau départemental et régional concernant les équipes de jeunes, sous la tutelle de Bernard Dillmann. Durant cette période, je garderai les souvenirs d’une ambiance exceptionnelle entre mes camarades de jeu, entre parents. Des voyages à Paris, en Autriche, de la coupe Nike, etc… Des rencontres avec des joueurs que je côtoie encore aujourd’hui comme Ludovic Dillmann, qui est devenu le parrain de mon fils, Thomas Weiss, Serge Heinrich, et bien d’autres encore…

Champion de France UNSS Foot en 1995,collège des missions africaines haguenau,régis loison

Durant cette période, je fis ma scolarité au Collège des Missions Africaines de Haguenau, de la 6ème à la 3ème, 3 années en sport-études, bouclées par un titre de Champion de France UNSS.

Ma cinquième année au FR Haguenau me permit de découvrir le championnat de France en – 15 ans nationaux, rencontrer des réserves professionnelles telles que le FC Metz, l’AS Nancy Lorraine, le FC Mulhouse ou le RC Strasbourg. J’ai pû jouer aux côté de Régis Dorn, de Jérémy et Christophe Rodriguez, de Fabrice Muller, et toujours avec Nicolas Loison, mon cousin. Par contre, cette année-là fût très difficile pour moi au niveau de la confiance, car mon entraîneur de l’époque, Roger Hamann, se servait de moi comme bouche-trou… J’en étais au point d’arrêter le foot, tellement j’en étais dégoûté.

L’aventure schilikoise

Heureusement que mes parents me soutenèrent, et trouvèrent la solution de me conduire à Schiltigheim, plusieurs fois par semaine pour continuer à jouer au foot.   Et c’est à ce moment-là que commença mon aventure chez les Verts présidé par l’emblématique Roland Weller.

D’abord en cadet DH, sous la houlette de Gérard Schuh, qui me fit débuter avec le numéro 10 dans le dos, mais il s’aperçu très vite que j’étais plus efficace pour l’équipe, derrière dans l’axe central…

S’en suivirent 2 années en – de 17 ans DH, avec Pascal Turillon comme entraîneur, et 2 titres de Champion d’Alsace. Entre ces 2 saisons, nous avions manqués de peu la montée en – de 17 ans nationaux, mais le destin en aura voulu autrement…

J’ai aussi eu la chance de représenter ma région lors du rassemblement pour la Coupe Nationale des cadets à Vichy. Nous nous sommes qualifiés pour la phase finale, malheureusement je me blesse au mauvais moment, alors que de nombreux recruteurs de club professionnel scrutait les horizons. Diagnostic: arrachement osseux de l’épine iliaque, c’est à dire un petit morceau d’os qui s’est arraché au niveau de la hanche. Out 3 mois!

Les dirigeants de la ligue d’Alsace m’avaient fait le cadeau de m’emmener à Nantes, pour accompagner mes camarades et faire parti de l’équipe vainqueur de la Coupe nationale des cadets lors de la phase finale.

Le monde des Seniors

SC Schiltigheim contre FC Sochaux 2

Je fus ensuite le seul joueur de ma génération à passer directement en équipe 2 senior au Sporting Club de Schiltigheim évoluant en division d’honneur, sans passer par les espoirs.

C’était Christian Zepf qui s’occupait de l’équipe, et qui m’avait donné la possibilité de m’intégrer et de gagner ma place. Tout d’abord en tant que latéral droit, puis de m’imposer dans l’axe de la défense, à côté de Serge Lazarus, qui me transmis son savoir.

L’année suivante, j’ai intégré l’équipe 1 du Sporting Club de Schiltigheim, entraîné par René Kuntz. Je me suis retrouvé à 19 ans avec des joueurs expérimentés tels que José Guerra, Christophe Boehrer, Pierre Fancello, Jean-Marc Frotey ou Régis Kaminski. Ils m’ont pris sous leurs ailes, et m’ont transmis leur passion, leur joie de vivre, leur investissement et surtout leur amour pour le maillot. Cette année-là, nous avions réussis à nous hisser jusqu’en 32ème de finale de la Coupe de France. Le tirage au sort nous offre la venue des Girondins de Bordeaux, champions de France sortants. Les Dugarry, Wiltord, Laslandes, Martins, etc… sont venus nous éliminés au stade de la Meinau, devant 10.000 spectateurs. Suite à un carton jaune pris au tour précédent par Christophe Boehrer, j’ai eu la chance d’être titulaire à ce match là. Il était en larmes avant le match, mais il m’a encourager et dit des mots très fort, des mots que je n’oublierai jamais!

A partir de là je suis devenu titulaire dans la charnière centrale des Verts de Schiltigheim, et cela durant 7 ans. J’ai même eu l’honneur d’en être le capitaine à un moment donné. Évoluer en championnat de France amateur et rencontrer des réserves professionnelles tels que Sochaux, Lyon, Metz, St-Etienne, Nancy, Lille pour y défier des joueurs comme Gomis, Ben Arfa, Mathieu, Zaïri, etc… restera pour moi des moments exceptionnels.

La Coupe de France

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La saison 2002/2003 aura été la plus riche en émotion, marquée au fer blanc… Nous avions fait une saison exceptionnelle en championnat, remportant le titre de champion de notre groupe de CFA2, et synonyme de montée en CFA. Nous avions aussi réussis à atteindre les 1/4 de finale de la Coupe de France, éliminés par le Stade Rennais. Battus 2-1 au stade de la Meinau, devant 27.000 spectateurs… Après avoir battu les club de Troyes, Beauvais et Toulouse, et avec la manière en plus!!! Cette aventure, tant sportive que humaine, nous a changé, et a marqué les esprits de nombreuses personnes. Des gens m’en parlent encore aujourd’hui! Seule petite ombre au tableau, la défaite en finale de la coupe d’Alsace contre Vauban.

S’en suivi une année 2004/2005, où physiquement je me trouvais au meilleur de ma forme. Mais malheureusement, je fûs freiné dans ma progression par une rupture des ligaments croisés, contracté lors d’une après-midi d’août à Nancy, en CFA. Moment difficile avec une opération et une longue convalescence de 7 mois avant de rejouer mon premier match officiel. Une période de doutes, d’interrogations et de peurs mais aussi de dépassement de soi, de remise en question, et de force mentale… Je me console en me disant que cela devait être comme ça!

Le foot à l’étranger

SV Linx saison 2006-2007
SV Linx saison 2006-2007

Arriva la fin de la saison 2005-2006, où Jean-Luc Kleinmann, le manager du SV Linx, me convainc, enfin, après plusieurs tentatives, de rejoindre le club de l’outre-Rhin. Décision difficile à prendre pour moi, surtout après avoir passé 11 ans à Schiltigheim. Mais l’envie de connaître un autre championnat, une autre mentalité, et de pouvoir rejouer avec mon cousin Nicolas ont influencé mon choix. Mais cela avait été très mal compris par José Guerra, mon entraîneur à l’époque. J’étais un peu comme son second fils, et il avait vécu ce départ comme une trahison.

Le foot en Allemagne est totalement différent, le jeu est d’aller très vite vers l’avant, d’attaquer à 6, voir 7 joueurs. Ce qui donne très souvent des scores assez impressionnant. L’objectif, c’est de marquer au moins un but de plus que l’adversaire, peu importe si on en encaisse! La ferveur du public est aussi différente. Très souvent, nous jouions devant 900, 1.000 spectateurs. Cela mets du baume au cœur, et encore plus, en tant que défenseur, quand tu réussis un tacle, tout le monde t’applaudis… J’ai joué 2 ans à Linx, la première année en Verbandsliga (5ème niveau national) avec un titre de champion et une montée à l’échelon supérieur. La deuxième année en Oberliga (4ème niveau national) avec malheureusement une descente.

L’équipe était entraînée par Jacky Hartstreisel, et composée de 3/4 de joueur français. Pas forcément très apprécié par nos adversaires, et très souvent handicapant face aux arbitres! Mais en Allemagne, quand tu mouilles le maillot, on t’apprécie… J’ai même figuré dans l’équipe type du championnat de Vebandsliga, ça fait plaisir!

Le rôle de joueur-entraîneur

AS Hoerdt, saison 2008-2009
AS Hoerdt, saison 2008-2009

Suivirent 2 années, où j’ai voulu prendre du recul sur la compétition de haut niveau. Choix personnel, choix familial, challenge personnel… Raison pour laquelle, j’ai accepté un rôle de joueur-entraîneur à l’AS Hoerdt, club qui venait de tomber en D1 départemental. Le président Patrick Grathwohl voulait reconstruire son club, et me donner le temps de redonner à son club, l’aura d’antan…

J’ai beaucoup appris de cette expérience, j’ai compris le rôle pas évident d’entraîneur, avec notamment le fait de parler face à du monde, faire de la psychologie, du social avec les joueurs, de gérer les entraînements, d’improviser, de motiver ses troupes, d’avoir des peurs, des craintes, etc… Je peux surtout dire qu’être joueur et entraîneur en même temps, n’est pas du tout une tâche évidente. On attend de toi que tu fasses un bon match sur le terrain, mais qu’en même temps tu gères ton équipe, en effectuant les bons changements, en ayant les bons mots et en engueulant parfois les bonnes personnes. C’est pour cela que je rends un hommage particulier à Fabrice Muller, l’actuel joueur et coach d’Oberlauterbach, qui depuis quelques années a une réussite remarquable et exemplaire avec le club  de son petit village du nord Alsace.

L’expérience était belle, mais à ce moment-là, je devais faire un choix, déjà professionnellement car mon emploi du temps ne me permettait plus d’être présent 2 fois dans le semaine pour assurer correctement les entraînements. Et ensuite, j’avais envie de retrouver le haut niveau régional et aussi le plaisir de jouer sans penser à l’organisation de l’entraînement, les effectifs du week-end, les exigences d’un club, les attentes des supporters, etc…

Le retour à Haguenau

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C’est pourquoi j’ai accepté le challenge proposé par Hervé Sturm et le FR Haguenau, pour encadrer les jeunes joueurs, et permettre au club de retrouver le championnat de France amateur. Gros challenge pour moi: retrouver le niveau! Après 2 saisons en D1 départemental, il fallait cravacher pour atteindre le niveau DH.

Le milieu de ma 2ème saison au FR Haguenau aura été un tournant dans le fait de continuer à jouer ou pas. Avec des résultats en championnat catastrophiques et après une dispute avec Hervé, le club décida de se séparer du coach et engagea Philippe Knobloch pour redresser la barre. Chose qu’il fît! Grâce à son vécu de joueur, et un haut niveau d’exigence, il a réussi à transmettre sa détermination à tout le groupe. J’ai aussi trouvé un coach qui me fesait confiance, et me permis d’être son relais sur le terrain.

La 3ème saison a été au-delà des espérances de beaucoup de monde,  avec une 2ème place en fin de championnat à 1 point derrière Biesheim… Avec un moyenne d’âge de 23 ans! Frustrant quand même, car il ne manquait pas grand chose pour terminer champion.

La saison 2013/2014 a été préparé par le club pour monter en CFA2, avec notamment un recrutement de joueurs expérimentés, et le retour de mon cousin Nicolas. La 1ère partie de championnat s’est bien passée avec une 1ère place à la fin des matches aller. Reste une 2ème partie à prendre au sérieux afin d’atteindre l’objectif fixé par le club, monter en CFA2.

Et bien voilà, nous y sommes, le contrat est rempli, même encore mieux, car en plus d’avoir terminé Champion d’Alsace et l’accession en CFA2, nous avons aussi remporté la Coupe d’Alsace.

Fin de carrière de joueur

20140618-000018-18239.jpgAprès plusieurs mois de réflexion, j’ai donc décider de mettre un terme à ma carrière de joueur. Le FR Haguenau et le coach Philippe Knobloch auraient souhaité que je continue à jouer, même si j’avais encore les jambes pour repartir une année en CFA2, mais je ne voulais plus faire tous les sacrifices pour être compétitif à ce niveau. (Grosse préparation athlétique en début de saison, 3 entraînements par semaine, des déplacements, etc…) Et je voulais surtout me libérer les samedis après-midi pour pouvoir accompagner mon fils à ses matches de foot.

Début d’une carrière d’entraîneur

Raison pour laquelle, j’ai accepter la proposition de mon ancien entraîneur, José Guerra, de prendre les rênes de l’équipe 3 du Sporting Club de Schiltigheim. Équipe composée par des jeunes joueurs de 17-18 ans et évoluant en Promotion d’Honneur.

Régi LOISONs Les matches se déroulant en grande partie le dimanche après-midi.C’est aussi l’occasion pour moi de passer les diplômes d’entraîneur (CFF4, BMF, etc…) et aussi de m’aguerrir sur le banc de touche, en profitant de l’expérience de coaches tels que José Guerra, Nicolas Demuth ou Cédric Deubel.

Pour ma première année sur le banc schilikois, nous terminons 2ème de notre championnat de Promotion d’Honneur, à 2 points du premier Ittenheim. Une montée manquée sur le fil, car nous ne terminons pas non plus meilleur 2ème, car c’est  Hoerdt qui aura l’avantage des points gagnés face aux 5 premiers de chaque groupe.

Pour ma deuxième année sur le banc schilikois, nous terminons 4ème de notre championnat de Promotion d’Honneur. Nous avions longtemps titillé les équipes de tête, mais malheureusement nous avons lâché sur les dernières journée, laissant le podium s’échapper.

Prise de décision importante pour moi, car le club a décidé de se séparer de Cédric Deubel, le coach de l’équipe 2 avec qui je suis très proche car nous avions démarré ensemble, et avec qui nous gérions les effectifs des équipes 2 et 3, mais aussi des U19 et des U18, car nous avions toujours essayé de renforcer ces équipes dès les effectifs nous le permettaient. Je ne me voyais plus continuer l’aventure schilikoise sans Cédric, j’ai donc accepter de relever un nouveau challenge… Celui d’encadrer une équipe première!

Et c’est la raison pour laquelle j’ai répondu favorablement à la demande de Nicolas Kistler, le nouveau président du FC Herrlisheim, pour prendre en charge l’équipe première senior.

2 réflexions au sujet de « Mon histoire »

  1. Bonjour Regis,
    Magnifique ton histoire et ton site internet !
    J’ai eu la chance de te croiser au Sporting, tu étais encore joueur, lorsque j’entrainais les moins de 17 ans avec ton grand pote Serge Lazarus. Vous étiez une belle équipe ( Fancello, Kaminski, et d’autres ) des bons mecs et toujours un mot sympa pour les autres après vos entrainements.
    Je travaille à l’étranger et ne manque aucune occasion de suivre l’actualité football en Alsace ( Guerra, Racing,etc…).
    Bonne chance pour la fin de saison avec ton club Herrlisheim ( que j’avais croisé en tant que joueur de Lampertheim à l’époque ) et tout de bon à toi et ta famille.
    Patrick Linkenheld
    Suisse

    1. Bonjour Patrick,

      Merci pour ton commentaire.
      Effectivement, je me souviens de l’époque, que le temps passe!!!
      J’espère que tout se passe bien pour toi en Suisse.
      Au plaisir de se revoir un jour…

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